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Les biocarburants


La France est le quatrième pays producteur mondial de biocarburants (5% de la production mondiale) après les Etats-Unis, le Brésil et l’Allemagne. En 2010, la France a produit près de 3 millions de tonnes de biocarburants. La consommation française de biocarburants correspond à moins de 5% de la production agricole française de céréales, d’oléagineux et de plantes sucrières. Elle est très majoritairement issue de productions agricoles nationales. Moins de 2,5% de la SAU française est consacrée aux biocarburants (Source : FranceAgriMer AGREX Consulting 2013).

En 2010, la France a produit 1 million de tonnes de bioéthanol et 1,9 millions de tonnes de biodiesel ; à cela s’ajoutent la production de composants pour l’alimentation animale. Les biocarburants ont permis de développer à partir des coproduits une filière d’approvisionnement en protéines françaises pour la nutrition animale. Le pays est parvenu à faire passer son autosuffisance en protéines végétales de 25% dans les années 1980 à plus de 55% aujourd’hui. L’économie d’importation de tourteaux et de gazole représente 1,5 milliards d’euros. Certains procédés de production de bioéthanol permettent de produire du gluten, valorisé tant en alimentation humaine qu’animale.

La filière française biocarburants de première génération « 1G » représente près de deux milliards d’euros d’investissements dans des unités industrielles (29 sites industriels sur le territoire). Deux acteurs français sont bien positionnés au niveau européen : SOFIPROTEOL est le premier producteur européen de biodiesel, TEREOS le second producteur Européen de bioéthanol.

Les biocarburants représentent  28 700 emplois (source : PWC 2013) dont :

  • Biodiesel : 12055 emplois directs et 10625 emplois indirects
  • Bioéthanol : 4481 emplois directs et 1539 emplois indirects.

Les filières ont basé leurs investissements à partir des objectifs fixés dans le cadre de la Directive européenne de 2008 « objectif de 10 % d’énergie renouvelable dans les transports à l’horizon 2020 ». Cet objectif sera rempli essentiellement grâce aux biocarburants qui sont actuellement la seule alternative au pétrole, compatible avec le parc automobile existant. Le SER estime indispensable de ne pas revenir en arrière sur les engagements fixés qui ont impliqué des investissements conséquents et la création d’une véritable filière industrielle créatrice d’emplois.

Malgré le poids économique de cette filière, de nombreux débats liés aux questions des changements d’affectations des sols indirects (CASI ou ILUC), pénalisent les filières biocarburants. Le SER considère important de ne pas empêcher le développement des filières puisque aucune étude ne fait consensus.

Le SER et ses adhérents des filières biocarburants estiment nécessaires de conforter le développement des biocarburants de 1ère génération considérant que le socle scientifique et industriel avec sa dimension logistique d’approvisionnement va permettre d’asseoir le développement de la seconde génération à partir de lignocellulose. Une nouvelle opportunité s’ouvre avec le développement des biocarburants de seconde génération, voire à plus long terme avec la troisième génération (microalgues), mais avec une perspective industrielle réelle vers 2020-2025 pour la deuxième génération et plus lointaine pour la troisième.

France Biomasse Energie, Commission biomasse du SER, fédère les acteurs des bioénergies afin de parvenir à proposer et obtenir des mesures conduisant au développement optimal des filières biomasse. FBE tente d’établir des parcelles entre les métiers de la forêt, de l’agriculture et de l’énergie afin de développer des filières industrielles dynamiques et promouvoir harmonieusement tous les usages énergétiques de la biomasse.