Les énergies marines renouvelables


La France possède le 2ème espace maritime au monde, avec 11 millions de km², des milliers de kilomètres de côtes, trois façades maritimes – la Manche-Mer du Nord, l’Atlantique et la Méditerranée - et une présence dans tous les océans du monde.  Cette géographie favorable doublée d’atouts industriels indéniables, permet à la France de bénéficier d’un potentiel de développement parmi les plus importants d’Europe, sources de nombreux emplois et de retombées économiques, en particulier dans les régions littorales.

Le vent en mer, les courants de marées, les vagues, les gradients de température sont autant de vecteurs énergétiques qui sont et seront exploités par ces technologies en plein essor. Selon Carbon Trust, le marché mondial des EMR (hors éolien) pourrait générer 653 milliards d’euros d’investissements d’ici 2050, avec un marché annuel de 53 milliards d’euros.

Pour la France et l’éolien en mer, filière la plus mature, les appels d’offres de 2011 et 2013, permettront à eux seuls de créer 10 000 emplois directs et indirects, avec 3 000 MW de puissance installée sur 6 parcs.

Focus sur la programmation pluriannuelle de l'énergie

Entre 2008 et 2013, 3.000 MW d’éoliens en mer correspondant aux six parcs éoliens en mer attribués dans les deux premiers appels d’offres du gouvernement seront mise en service. La Programmation Pluriannuelle de l’Energie prévoit que 500 à 6.000 MW supplémentaires de capacité éolienne en mer seront attribués en 2023. Pour les autres énergies marines, une capacité installée de 100 MW est visée à 2023 avec 200 à 2.000 MW complémentaires engagés au même horizon.

Afin de réaliser le potentiel de création d’emplois et permettre une participation significative à la transition énergétique, le SER recommande d’atteindre des objectifs de 15 000 MW d’éolien posé, 6 000 MW d’éolien flottant et 3 000 MW d’hydrolien.

En savoir plus :

   

CRÉER DE NOUVELLES FILIÈRES INDUSTRIELLES

Bénéficiant d’une ressource naturelle importante, tant en métropole qu’en Outre-mer, et d’un tissu industriel expérimenté dans les domaines de l’énergie, de la filière navale, et de l’exploitation pétrolière et gazière offshore, la France dispose d’atouts considérables pour se positionner sur ce marché d’avenir.

Dans le sillage de l’éolien en mer posé, technologie la plus mature, l’éolien en mer flottant et l’hydrolien en mer ou en fleuves s’inscrivent dans une dynamique de développement similaire.

Du test au déploiement commercial, la filière s’organise : plusieurs moyens d’essais dédiés aux énergies marines sont désormais opérationnels : le site du SEM-REV au Croizic, porté par l’Ecole centre de Nantes, qui permet le test de technologies houlomoteur et éolien flottant ; le site SEENEOH qui peut accueillir des hydroliennes pour des applications océaniques ou fluviales ; la mise à l’eau de nombreux démonstrateurs unitaires en conditions réelles ; la multiplication des projets de fermes pilotes ; ainsi que les appels d’offres commerciaux en cours ou annoncés.

Pour accompagner ce développement l’ADEME et les Investissements d’Avenirs ont soutenu la filière avec le lancement d’Appels à Manifestation d’Intérêt (AMI). Les plus récents ont portés sur la réalisation de fermes pilotes – soit des parcs de quelques machines seulement raccordées au réseau électrique – dont la vocation est de donner la possibilité aux industriels et énergéticiens de démontrer la fiabilité technique et la viabilité économique des projets afin de passer au stade commercial.

Les AMI qui se sont succédés entre 2013 et 2015 ont permis le soutien aux projets de fermes pilotes d’hydroliennes océaniques (deux projets au Raz Blanchard) , d’hydroliennes fluviales (un projet dans le Rhône) ; ainsi que d’éoliennes flottantes (trois projets en Méditerranée : Leucate, Gruissan, Faraman, et un projet en Bretagne, au large de Groix-Belle île).

Deux appels d’offres pour l’éolien posé sont également en cours : l’un portant sur une zone au large de Dunkerque, l’autre sur une zone au large de l’île d’Oléron. Un appel d’offre pour l’hydrolien a également été annoncé pour 2017.

Télécharger L’annuaire de la filière française des énergies marines renouvelables

Les énergies marines renouvelables
© Alstom

LES CONDITIONS DU DÉVELOPPEMENT DES EMR

La concurrence internationale impose à la France, si elle veut conserver une place de premier plan dans le paysage européen et mondial des énergies marines renouvelables, de mettre dès aujourd’hui en œuvre les dispositions nécessaires au développement de filières industrielles compétitives.

Ces dispositions doivent se traduire par un soutien économique à la hauteur de ces ambitions, par des mesures de simplification des procédures d’autorisation ainsi que par l’anticipation des problématiques de zonage et de raccordement des parcs, différents aspects sur lesquels le SER contribue régulièrement avec l’appui de ses membres.

A ce sujet, voir les 17 propositions du SER pour accélérer le développement des énergies marines renouvelables.

LA COMMISSION ÉNERGIES MARINES ET LE PÔLE ÉOLIEN OFFSHORE DU SER

La commission énergies marines et le pôle offshore de la comission éolienne regroupent chacun 50 entreprises adhérentes.

Grâce à son réseau de représentants, la représentation du SER est assurée dans les instances régionales :

  • Les Conseils Maritimes de Façade
  • Les Parcs Naturels Marins
  • Les Comités de Pilotage Natura 2000
  • Les instances de concertation ad hoc

La commission EMR et le pôle éolien offshore sont représentés dans les instances consultatives au niveau national (CSE, CNML, CNEM, etc.). Le SER est également membre d’Ocean Energy Europe, l’association européenne des énergies marines, ainsi que de WindEurope, et compte parmi les partenaires de France Energies Marines (FEM).