Les énergies marines renouvelables


La France possède le deuxième espace maritime au monde, avec 11 millions de km² et des milliers de kilomètres de côtes réparties sur quatre façades maritimes - Mer du Nord, Manche, Atlantique et Méditerranée – et en Outre-Mer. Cette géographie favorable lui permet de bénéficier d’un potentiel de développement des énergies marines renouvelables parmi les plus importants d’Europe.

Hydrolien (énergie des courants), houlomoteur (énergie de la houle et des vagues), éolien en mer (posé ou flottant), et ETM (énergie thermique des mers) sont autant de technologies qui permettent de profiter de ce formidable gisement pour produire une énergie propre et renouvelable, tout en créant des filières industrielles nationales, sources de nombreux emplois et de retombées économiques, en particulier dans les régions littorales.

A titre d’exemple, pour l’éolien en mer, le SER propose un objectif de 15 000 MW installés en 2030, qui permettra de créer 30 000 emplois à cet horizon.

En savoir plus :

   

   

   

CRÉER DE NOUVELLES FILIÈRES INDUSTRIELLES

Bénéficiant d’une ressource naturelle importante, tant en métropole qu’en Outre-mer, et d’un tissu industriel expérimenté dans les domaines de l’énergie, de la filière navale, et de l’exploitation pétrolière et gazière offshore, la France dispose d’atouts considérables pour se positionner sur ce marché d’avenir.

Dans le sillage de l’éolien en mer posé, technologie la plus développée à ce jour, pour les autres filières, de nombreux acteurs sont actuellement à pied d’œuvre, et les projets ne manquent pas.

Ainsi, l’Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) lancé par l’ADEME en 2010 a permis de faire émerger 5 démonstrateurs : deux pour l’hydrolien, deux pour l’éolien flottant, et un pour le houlomoteur. L’AMI « Briques technologiques » de mai 2013 viendra compléter ce dispositif, tandis que l’AMI « Fermes pilotes hydroliennes » d’octobre 2013 donnera la possibilité aux industriels et énergéticiens de démontrer la fiabilité technique et la viabilité économique d’un parc composé de quelques machines, étape indispensable avant le lancement de projets de dimensions commerciales. Un mécanisme similaire doit désormais être lancé pour l’éolien flottant.

Télécharger L’annuaire de la filière française des énergies marines renouvelables

Les énergies marines renouvelables
© Alstom

LES CONDITIONS DU DÉVELOPPEMENT DES EMR

La concurrence internationale impose à la France, si elle veut conserver une place de premier plan dans le paysage européen et mondial des énergies marines renouvelables, de mettre dès aujourd’hui en œuvre les dispositions nécessaires au développement de filières industrielles compétitives. Cela passera par un soutien économique à la hauteur de ces ambitions, par des mesures de simplification des procédures d’autorisation (par exemple par la création d’un guichet unique pour l’ensemble d’entre elles), et par l’anticipation des problématiques de zonage et de raccordement des parcs.

A ce sujet, voir les 17 propositions du SER pour accélérer le développement des énergies marines renouvelables.

Consulter les 17 propositions du SER (Juillet 2013)

LA COMMISSION ÉNERGIES MARINES ET LE PÔLE ÉOLIEN OFFSHORE DU SER

La commission énergies marines et le pôle éolien offshore regroupent chacun 50 entreprises adhérentes, formant un réseau de représentants dédié aux EMR et assurant une représentation dans les instances régionales :

  • Les Conseils Maritimes de Façade
  • Les Parcs Naturels Marins
  • Les Comités de Pilotage Natura 2000
  • Les instances de concertation temporaires (pour le zonage)

La commission EMR et le pôle éolien offshore sont représentés dans les instances consultatives au niveau national (CSE, CNML, CNEM, etc.). Le SER est également membre d’Ocean Energy Europe, l’association européenne des énergies marines.