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L'éolien en mer


Les atouts de la France en matière d’éolien en mer sont particulièrement forts : vaste espace maritime, savoir-faire industriel et énergétique, savoir-faire maritime, capacité portuaire.

Notre pays possède le deuxième espace maritime au monde, avec 11 millions de km² et plusieurs milliers de kilomètres de côtes réparties sur quatre façades maritimes - Mer du Nord, Manche, Atlantique et Méditerranée – et Outre-Mer. Cette géographie favorable lui permet de bénéficier d’un potentiel de développement des énergies marines renouvelables parmi les plus importants d’Europe.

Par ailleurs, l’expertise française en matière énergétique et maritime est reconnue dans le monde entier et notre pays dispose de zones portuaires particulièrement adaptées à la construction d’infrastructures dédiées à cette activité.

La programmation pluriannuelle des investissements fixe à la filière éolienne un objectif de 6 000 MW en mer en 2020.


© Robin Rigg. E-ON

En mer, au large des côtes françaises, aucun parc éolien n’a encore été installé à ce jour. Le lancement de deux appels d’offres en 2011 et 2013 pour une capacité totale de 2 000 MW sur 6 zones (Le Tréport, Courseulles-sur-Mer, Fécamp, Saint-Brieuc, Saint-Nazaire et les iles de Yeu et Noirmoutier) a constitué une étape importante dans la construction d’une filière industrielle, source d’emplois et de retombées économiques pour les territoires concernés, et à terme exportatrice.

Ces premiers appels d’offres ont permis de poser les jalons d’une nouvelle filière industrielle ; en effet, plusieurs usines sont en passe d’être construites sur le territoire français.

En savoir plus : L’annuaire de la filière française des énergies marines renouvelables


© Robin Rigg. E-ON

Ainsi, avec un total de 3 000 MW offshore programmés à ce jour, plusieurs usines sont d’ores et déjà en cours de création, et ce sont près de 10 000 emplois qui seront créés grâce aux seuls projets issus du premier appel d’offres. A terme, le SER propose une feuille de route de l’éolien en mer avec un objectif de 15 000 MW installés en 2030 qui permettront la création de 30 000 emplois. Ces nouveaux projets devront bien sûr faire l’objet d’une concertation, indispensable à la prise en compte des avis et spécificités des différents acteurs des territoires : usagers de la mer, élus, acteurs du développement économique, associations, riverains, etc.

En savoir plus : Feuille de route de l’éolien en mer du SER

POSITIONNER LA FRANCE DANS LA CONCURRENCE INTERNATIONALE

D’autres pays européens se sont également lancés dans le développement de l’énergie éolienne en mer : le Royaume Uni projette 33 000 MW en 2030, l’Allemagne, 25 000 MW. L’EWEA prévoit 40 000 MW de capacités installées en 2020, et près de 150 000 MW en 2030. Actuellement, le rythme d’installation de l’éolien en mer est supérieur à 1 000 MW par an, plus de 5 000 MW sont déjà en service, 6 000 MW sont en cours de construction, et plus de 130 000 MW de projets sont planifiés par les différents Etats.

La concurrence internationale impose à la France, si elle veut conserver une place de premier plan dans le paysage européen et mondial des énergies marines renouvelables, de mettre dès aujourd’hui en œuvre les dispositions nécessaires au développement de filières industrielles compétitives. Cela passera par un soutien économique à la hauteur de ces ambitions, par des mesures de simplification des procédures d’autorisation (par exemple par la création d’un guichet unique pour l’ensemble d’entre elles), et par l’anticipation des problématiques de zonage et de raccordement des parcs.

A ce sujet, voir les 17 propositions du SER pour accélérer le développement des énergies marines renouvelables.